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cass-tete.erog.fr
mes fics sont sur erog.
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Elle est agenouillée devant lui. Il ne s’est pas encore rendu compte que je suis là. Il ne s’y attend pas. Je suis censée bosser à la B.U. C’est ce que j’ai fait, deux heures durant. Puis j’en ai eu marre, j’avançais plus, ne comprenais plus, alors, j’ai décidé de rentrer chez moi. Garée dans la cour, sa voiture. Un peu plus loin, son scooter à elle. J’ai tout de suite compris ce qui se passait. Depuis le temps qu’elle me surinait avec ‘il est trop beau’, t’as trop de la chance’. Jamais je n’aurais cru qu’elle ose me faire ça. A moi. Sa meilleure amie.
Il vient de me voir. Je suis dans l’entrebâillement de la porte. Figée par la scène qui se déroule devant moi. Ses prunelles vertes se posent sur moi, un éclair de mécontentement, relayé par un ‘je ne sais quoi’ d’autre.
Il ne me lâche plus du regard. Me défi. Je lui souris. Il est vraiment beau et très sexy. Je sais qu’il pense à moi. Qu’elle n’est plus qu’une bouche. Une sensation sur son sexe. Elle a perdu son identité. J’ai pris sa place dans sa tête. Je l’observe. Il me laisse faire jusqu’à que son regard me fasse comprendre que ma présence est en trop. J’hésite à partir. Je pense à ma meilleure amie. A lui qui la baise dans mon dos. Je décide de leur gâcher cette fin tant attendue. Je referme la porte. Je me recule légèrement et j’hurle :
« Papa !!! J’suis rentrée »
***
Après avoir gueulé derrière la porte de la chambre, j’ai tranquillement regagné la cuisine, le temps qu’ils se rhabillent dans la précipitation et qu’ils trouvent une excuse merdique.
***
Elle débarque, gênée et mal à l’aise. Je lui souris, comme si de rien n’était. Arrive mon père. Je fais celle qui l’ignore et je reviens vers Elisa.
« Vilaine, tu m’as laissé tomber…j’étais toute seule à la bibliothèque tandis que toi…au fait, tu fais quoi ici ? »
Un regard candide sur mon père. Je la laisse se démmerder avec son excuse. Mon cher papa ne vient même pas à son secours.
« Ce n’est pas grave, j’ai encore du travail »
Tout en parlant, je me suis levée, je l’ai prise amicalement par le bras et je la mets poliment à la porte.
« On se voit demain. Bisous. Bisous »
Son regard de chien battu fait pitié, mais il se trouve que de la pitié je n’en ai pas.
Petit signe de la main. Aucun retour possible. Elle part.
une nouvelle fic. je la publie en simultané sur erog. pas de jaloux.
Du plus loin que je me souvienne, il a toujours été là pour moi. Pas comme elle. Elle qui n’a jamais voulu que je l’appelle ‘maman’. Elle trouvait que ça la vieillissait. Alors que lui, il a toujours rectifié quand on le prenait pour mon grand frère. Il répétait inlassablement « je suis son père ». La dernière fois que je l’ai vu, elle, j’avais cinq ans. Une envie subite de jouer à la poupée lui était venue. Son jouet était arrivé. Jouet, faire-valoir. Seulement ce jour là, le faire-valoir s’était mis en tête de faire la vie. Elle s’est énervée. Son jouet rechignait, pleurnichait. Elle m’a frappé et folle de rage, m’a avouait qu’elle n’avait jamais voulu de moi. Que si j’étais là aujourd’hui, à lui gâcher la vie, c’était sa faute à lui. Lui seul voulait ce bébé. Mon père est venu me chercher, je pleurais toujours. Ils se sont disputés. Dans la voiture, je lui ai raconté ce qu’elle m’avait dit. Il a avoué. C’était la vérité. Je me souviens encore de ses paroles :
« Je t’ai désiré pour deux. Ta naissance a été le commencement d’une vie nouvelle. C’est pour cela que je t’ai appelé- Eve- »
La dernière fois que je l’ai vue, elle avait 20 ans.
***
« Eve, j’y vais. Je serai là pour diner »
Il passe à côté de moi. Baisse la tête, hésite un instant. Je pose mes lèvres sur ses lèvres. Il se redresse et disparait.
La première fois, j’avais 16 ans. Je l’ai rejoint comme il m’arrivait de le faire sous differents prétextes. J’ai toujours aimé dormir prés de lui. Sentir son odeur. Toucher sa peau. Ce soir là, s’est nue que je me suis glissée dans son lit. Je me suis collée contre lui. J’ai posé mes lèvres sur ses lèvres. Il s’est reculé mais j’ai posé ma main dans son dos, pour le retenir. Je lui ai expliqué qu’il m’avait appris à lire, à écrire, à nager et à faire du vélo et que je trouvais normal, qu’il m’apprenne à faire l’amour. Je pensais qu’il faudrait argumenter et peut-être même essuyer un refus, mais contre toute attente il m’a embrassé. Avec la langue. Je n’oublierais jamais notre premier baiser. Je me suis pressée un peu plus contre lui. Tout s’est enchainé naturellement. C’était il y a trois ans. Ce soir là, en découvrant l’amour, je suis devenue sa femme-enfant.
***
« Eve, j’suis rentré »
Je bosse encore sur mon devoir. Un truc sur le droit constitutionnel. Je veux devenir avocate.
Je n’ai pas bougé. Je ne me suis pas levée pour aller à sa rencontre. Je suis avec Arnaud. Mon chéri. Je lui bouffe la bouche depuis tout à l’heure. J’attends qu’il rentre. Qu’il me voit. Qu’il nous voit. Qu’il imagine où j’ai bien pu poser mes lèvres avant qu’elles ne soient sur sa bouche. Mes mains aussi se baladent sur son corps et sur son sexe en particulier. Si je continue j’ai bien peur qu’il éjacule dans son froc. Enfin, il entre. D’un bond Arnaud se décolle. Rouge jusqu’aux oreilles. Je souris. J’ai un don pour plaquer sur mon visage un sourire de sainte nitouche qui a le pouvoir d’horripiler mon cher papa. Aussi, j’en use et j’en abuse. Je teste ses limites. Mon amoureux se tient maintenant à côté du lit. Ses mains tentent de cacher son érection. Moi, je n’ai pas bougé. Je dirais même que ma position lascive est plus que suggestive. Il me foudroie du regard mais je ne bronche pas.
«Heu…j’allais…partir… »
« Bonsoir jeune homme »
Je vois Arnaud disparaitre comme un voleur. Je ne peux m’empêcher de sourire d’avantage. Je suis toujours sur mon lit. Je sais qu’il va revenir. Furieux. Il me regarde. Il sait le pourquoi de ma conduite. Elisa et sa fâcheuse tendance à sucer toutes les queues qui passent à sa portée. Je tapote le matelas.
« La place est encore chaude, tu viens ? »
La porte claque. Je sursaute. Il est sorti.
***
Nous avons établi des règles. Jamais d’extras à la maison. Toujours à l’extérieur. Il a enfreint la règle. Il n’avait pas le droit. Il est furieux. Moi aussi. On ne s’est encore jamais disputé pour ce genre de chose. Je croyais que je lui suffisais. Je me trompais apparemment.
(...heureuse de te retrouver shaly ;) )